Je suis capable… de ne pas décrocher!

Jeudi, 19 novembre, 2009 - 00:46

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Québec - Pour lutter contre le décrochage à l’école, dès le préscolaire, une intervenante sociale de Rimouski, Jocelyne Pouliot, applique la méthode « Je suis capable » qui outille les jeunes de 3 à 10 ans et les aide à surpasser leurs difficultés.

Détail: 

Cette méthode a été développée, dans les années 1990, par le psychiatre finlandais Ben Furman, et elle est maintenant simplifiée et adaptée pour les enfants. Elle s’adresse aux parents et à ceux qui travaillent avec des jeunes qui font face à des problèmes d’appréhension ou de comportement à l’école : phobie, pleurs, dépression, timidité, hyperactivité, etc.

« Il en faut peu parfois pour régler des cas de turbulence qui sont fréquents dans mes consultations », rapporte Mme Pouliot qui est retraitée de l’enseignement.

Mode solution
Elle se penche sur des problèmes légers qui, selon celle-ci, sont trop souvent irrésolus par le personnel scolaire, par manque de ressources. L’intervenante travaille ainsi avec les parents et leur enfant, en convertissant les difficultés en habiletés à développer. Elle conseille également d’informer l’enseignant des démarches entreprises.

« Je m’entretiens d’abord avec les parents qui m’exposent le problème de leur jeune. Puis, j’échange avec ce dernier, je lui demande ce qui pourrait le rendre plus heureux à l’école. Il peut, par exemple, souhaiter que son enseignante cesse de le réprimander. Je le questionne alors pour savoir ce qu’il pourrait faire pour qu’elle ne soit plus sur son dos. Nous cherchons les solutions ensemble, au lieu de revenir sur les problèmes », précise-t-elle.

Ensuite, les parents continuent l’exercice avec leur enfant à la maison, en suivant le guide d’instruction « Je suis capable » et en remplissant l’outil de travail « affiches-napperons » de 10 étapes.

Chaque soir, ils tirent un bilan de la journée avec leur enfant. S’il a fait des efforts et progrès, il apposera un autocollant sur l’affiche-napperon. Ces étapes, qui permettent d’atteindre l’objectif fixé (résoudre le problème), y sont écrites par l’adulte. Après deux semaines, un suivi s’effectue avec l’intervenante. Trois à cinq séances sont généralement nécessaires pour la thérapie.

Les outils de Jocelyne Pouliot peuvent aussi être utilisé de façon similaire en milieu scolaire. Mme Pouliot est disponible pour soutenir les enseignants, particulièrement les débutants, qui rencontrent des cas problématiques dans leur classe.

En complément :
Chronique Je suis capable sur Educatout.com

Par Olivier Artis

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